PRESS RELEASE

from KBC (EBR:KBC)

KBC Groupe: Bénéfice de 557 millions d'euros pour le premier trimestre

Communiqué de presse

Hors séance boursière – Information réglementée*

Bruxelles, 12 mai 2026 (07.00 heures CEST)

KBC Groupe: Bénéfice de 557 millions d'euros pour le premier trimestre

Aperçu KBC Groupe (consolidé, IFRS)
1TR20264TR20251TR2025
Résultat net (en millions d’EUR)5571 003546
Bénéfice de base par action (EUR)1,322,441,32
Ventilation du résultat net, par division
(en millions d'EUR)
Belgique317674281
République tchèque223231207
Marchés internationaux99205135
Centre de groupe-82-107-77
Capitaux propres des actionnaires de la société mère par action
(en EUR, fin de période)
64,764,058,8

"Nous avons enregistré un bénéfice net de 557 millions d’euros au premier trimestre 2026. Par rapport au trimestre précédent, nos revenus totaux ont bénéficié de solides revenus nets d’intérêts, d'une augmentation des revenus des activités d’assurance, d'une légère hausse des revenus nets de commissions malgré les turbulences géopolitiques et d'une hausse des autres revenus nets, tandis que les revenus à la juste valeur et liés au trading et les revenus de dividendes ont reculé. Le développement de notre portefeuille de crédits s'est poursuivi, avec une croissance organique de 2% en rythme trimestriel et de 7% en glissement annuel. Les dépôts de la clientèle, hors dépôts à court terme volatils et à faible marge dans les filiales étrangères de KBC Bank, sont restés stables en glissement trimestriel et ont crû de 3% d’une année sur l’autre. Comme toujours, l’essentiel des taxes bancaires et d’assurance au titre de l’année entière a été comptabilisé au premier trimestre de l’année. Les charges d’exploitation, hors taxes bancaires et d'assurance, ont légèrement diminué par rapport au trimestre précédent, en partie en raison d'effets saisonniers, tandis que les charges des services d'assurance, après réassurance, ont légèrement augmenté. Les réductions de valeur sur crédits de notre portefeuille de crédits ont légèrement augmenté par rapport au trimestre précédent, et compte tenu des turbulences géopolitiques, nous avons relevé de 75 millions d'euros la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques, ce qui a résulté en une réserve totale de 175 millions d'euros.

Les derniers mois nous ont également permis de réaliser des progrès considérables dans la mise en œuvre de notre stratégie. Nous avons finalisé l'acquisition de 365.bank en Slovaquie et de Business Lease en République tchèque et en Slovaquie. Ces acquisitions ont contribué à hauteur de 13 millions d'euros au bénéfice du premier trimestre 2026. Elles ont eu un impact de -0,5 point de pourcentage sur notre position de capital, ramenant notre ratio common equity à pleine charge hors plancher selon Bâle IV à un niveau solide de 14,4% à fin mars 2026. Notre liquidité est elle aussi restée très solide, comme en témoignent un ratio LCR de 159% et un ratio NSFR de 135%. Conformément à la décision prise par l'Assemblée générale des Actionnaires le 7 mai 2026, nous verserons un dividende final de 4,1 euros par action le 20 mai 2026, ce qui portera le dividende total pour l'exercice 2025 à 5,1 euros par action et le ratio de distribution à 60% du bénéfice net de 2025.

Nous entendons montrer la voie en matière d'innovation numérique et, à ce titre, nous sommes très heureux que Kate, notre assistant numérique personnel alimenté par l'IA, compte désormais 6,1 millions de clients, soit une hausse de 11% en rythme annuel. Plus de 70% des demandes de nos clients sur nos marchés stratégiques sont désormais traitées de manière autonome. En Belgique et en République tchèque, l'écosphère "MyMobility" a déjà séduit près de 340 000 clients à ce jour. Les clients obtiennent des informations utiles, des conseils et un soutien pour leurs questions relatives à la mobilité. Les simulations et les conseils sont partiellement pilotés par Kate. Durant cette interaction numérique, les clients partagent leurs projets et leurs besoins, ce qui fournit des leads utiles à KBC lui permettant de les contacter et d'établir un dialogue, par l'intermédiaire soit de Kate, soit de l'un de nos collaborateurs ou de nos agents d'assurances. Il en va de même pour l'écosphère MyHome de KBC Mobile, qui a déjà accueilli près de 40 000 clients à ce jour en Belgique. Et pour répondre à la demande croissante de solutions d'investissement sécurisées dans les cryptomonnaies, nous avons introduit une fonctionnalité permettant aux investisseurs privés d'acheter et de vendre des cryptoactifs sur Bolero, la plateforme d'investissement en ligne de KBC, au sein d'un environnement sécurisé et réglementé – une première en Belgique. Plus récemment encore, KBC Asset Management a fait son entrée sur le marché européen des fonds négociés en Bourse (ETF) en pleine expansion, avec le lancement d'un ETF unique destiné à nos investisseurs tchèques et couvert en CZK. Cette étape importante s'inscrit dans la stratégie globale de KBC qui vise à proposer des solutions d'investissement innovantes, pratiques, avantageuses et fiables à un large éventail de clients.

Notre objectif reste d'être le bancassureur de référence sur l’ensemble de nos marchés stratégiques. Nous nous efforçons de concrétiser cette ambition grâce à une approche centrée sur le client et à un engagement sans faille en faveur de l'innovation numérique, mais surtout en nous appuyant sur la confiance que nos clients, nos collaborateurs, nos actionnaires et les autres parties prenantes placent en nous. Cette confiance est précieuse et je leur en suis sincèrement reconnaissant."

Johan Thijs, Chief Executive Officer

Principales données financières du 1TR2026

  • Les revenus nets d’intérêts ont augmenté de 4% en glissement trimestriel et de 18% en glissement annuel (soit respectivement 2% et 15% si l'on exclut les récentes acquisitions de 365.Bank et Business Lease). La marge nette d'intérêts s’est établie à 2,17% pour le trimestre sous revue, en hausse de 6 points de base par rapport au trimestre précédent et de 12 points de base par rapport au même trimestre un an plus tôt (respectivement +3 et +9 points de base si l'on exclut les acquisitions récentes). Les volumes des crédits à la clientèle ont enregistré une croissance organique de 2% en glissement trimestriel et de 7% en rythme annuel. Les dépôts de la clientèle, hors dépôts à court terme volatils et à faible marge dans les filiales étrangères de KBC Bank, sont restés stables en glissement trimestriel et ont crû de 3% d’une année sur l’autre.
  • Le résultat des services d'assurance (revenus des activités d’assurance avant réassurance - charges des services d'assurance avant réassurance + résultat net des contrats de réassurance détenus) s'est établi à 172 millions d'euros, contre 166 millions d'euros au trimestre précédent et 142 millions d'euros au même trimestre de l’année précédente. Le résultat des services d'assurance pour le trimestre sous revue se décompose comme suit: 118 millions d'euros pour l'assurance non vie et 54 millions d'euros pour l'assurance vie. Le ratio combiné des activités d’assurance non vie pour le premier trimestre 2026 s'établit à un excellent 84%, contre 87% pour l’exercice 2025 complet. Les ventes de produits d’assurance non vie ont augmenté de 7% en rythme annuel, tandis que les ventes d'assurance vie ont progressé de 9% par rapport au trimestre précédent et de 15% par rapport au même trimestre de l'année précédente.
  • Les revenus nets de commissions ont augmenté de 1% par rapport au trimestre précédent, malgré les turbulences géopolitiques, et de 6% par rapport au même trimestre un an plus tôt. Si l'on exclut les acquisitions récentes, ils s'inscrivent en baisse de 2% et en hausse de 3%, respectivement. Les avoirs en gestion ont diminué de 1% en glissement trimestriel et augmenté de 8% d'une année sur l'autre.
  • Les revenus à la juste valeur et liés au trading ainsi que les produits et charges financiers de l’assurance ont fléchi de 97 millions d’euros par rapport au trimestre précédent et de 73 millions d’euros par rapport au même trimestre un an plus tôt. Les autres revenus nets ont été supérieurs à leur rythme habituel, du fait notamment d’un élément exceptionnel.
  • Les charges d'exploitation, hors taxes bancaires et d’assurance, , ont diminué de 1% par rapport au trimestre précédent (en partie en raison d'un effet saisonnier) et augmenté de 10% par rapport au même trimestre un an plus tôt (respectivement -3% et +7% si l'on exclut les acquisitions récentes). Les taxes bancaires et d’assurance se sont élevées à 549 millions d'euros, dès lors que le premier trimestre comprend traditionnellement l’essentiel des taxes bancaires et d’assurance au titre de l’année entière. Le ratio charges/produits pour le premier trimestre 2026 est ressorti à 44%, contre 46% pour l'exercice 2025 complet. Certains éléments hors exploitation sont exclus du calcul et les taxes bancaires et d'assurance ont été réparties de façon homogène sur l'année entière. Abstraction faite de l’intégralité des taxes bancaires et d'assurance, le ratio charges/produits pour le trimestre sous revue s'est élevé à 41%, soit le même niveau que pour l'exercice 2025 complet.
  • Les réductions de valeur sur crédits se sont élevées à 164 millions d'euros (154 millions d'euros hors acquisitions récentes) au cours du trimestre sous revue. Le chiffre pour le trimestre sous revue comprend 89 millions d'euros au titre du portefeuille de crédits, en légère hausse par rapport au trimestre précédent, ainsi qu'une augmentation de 75 millions d'euros de la réserve (ECL(perte de crédit attendue) et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques. À noter que cet élément a eu un impact positif de 4 points de base sur le ratio common equity (via une diminution du déficit IRB au sein des fonds propres common equity). Si l'on exclut la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et la récente acquisition de 365.bank, le ratio de coût du crédit pour le trimestre sous revue s'est établi à 0,15%, contre 0,13% pour l'exercice 2025 complet. Les réductions de valeur sur des actifs autres que des crédits sont ressorties à seulement 1 million d'euros au cours du trimestre considéré, contre 48 millions d'euros au trimestre précédent et 0 au même trimestre un an plus tôt.
  • Notre liquidité est restée solide, avec un ratio LCR de 159% et un ratio NSFR de 135%. Notre base de capital demeure robuste, avec un ratio common equity à pleine charge hors plancher de 14,4%*. Ce dernier chiffre inclut un impact de -0,5 point de pourcentage lié aux acquisitions récentes.

* Le "ratio common equity à pleine charge hors plancher" tient compte de l'impact total de Bâle IV sur les actifs pondérés par le risque, mais exclut l'impact du plancher de fonds propres.

Aperçu des résultats et du bilan

1 Le résultat net des instruments financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat est également appelé "Revenus à la juste valeur et liés au trading" et les réductions de valeur sur actifs financiers évalués au coût amorti et à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global sont également appelées "Réductions de valeur sur crédits".
2 Sur la base des fonds propres tangibles, ce chiffre s'élève à 16% pour le premier trimestre 2026 et à 16% pour l'exercice 2025 complet.
3 Ratio common equity à pleine charge hors plancher: tient compte de l'impact total de Bâle IV sur les actifs pondérés par le risque, mais exclut l'impact du plancher de fonds propres.

Compte de résultat consolidé, IFRS, KBC Groupe (simplifié; en millions d'EUR)
1TR20264TR20253TR20252TR20251TR2025
Revenus nets d’intérêts1 6721 6081 5271 5091 421
Revenus des activités d’assurance avant réassurance843830810788773
Non vie706705688667648
Vie137125122121125
Revenus de dividendes112312339
Résultat net des instruments financiers à la juste valeur par le biais du compte de résultat1 et produits et charges financiers de l'assurance-118-22-62-34-45
Revenus nets de commissions729725707667690
Autres revenus nets8939477767
Revenus totaux3 2253 2033 0413 0412 915
Charges d'exploitation (hors charges directement attribuables à l'assurance)-1 599-1 133-1 055-1 020-1 498
Total des charges d'exploitation, hors taxes bancaires et d'assurance-1 214-1 224-1 143-1 125-1 106
Total des taxes bancaires et d’assurance-549-51-49-27-539
Moins: charges d'exploitation affectées aux charges des services d'assurance164142138132148
Charges des services d'assurance avant réassurance-644-638-643-608-622
Dont commission d'assurance versée-110-114-109-105-102
Non vie-561-573-578-541-543
Vie-83-65-66-67-79
Résultat net des contrats de réassurance détenus-27-26-25-15-9
Réductions de valeur-165-120-51-124-38
Dont: sur actifs financiers évalués au coût amorti et à la juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global1-164-73-45-116-38
Quote-part dans le résultat des entreprises associées et joint-ventures23210
Résultat avant impôts7911 2891 2691 275747
Impôts-235-285-267-257-202
Résultat après impôts5571 0031 0031 018546
attribuable à des participations minoritaires00100
attribuable aux actionnaires de la société mère5571 0031 0021 018546
Bénéfice de base par action (EUR)1,322,442,442,501,32
Bénéfice dilué par action (EUR)1,322,442,442,501,32
Chiffres clés du bilan consolidé, IFRS, KBC Groupe (en millions d'EUR)
31-03-202631-12-202530-09-202530-06-202531-03-2025
Total des actifs396 820397 372383 338390 669380 313
Prêts et avances à la clientèle214 487208 612206 113202 031197 326
Titres (actions et titres de créance)93 75788 98085 31085 49084 419
Dépôts de la clientèle246 450237 868232 462236 626231 022
Dettes de contrats d'assurance17 55917 42317 15217 02216 912
Dettes de contrats d’investissement, assurance16 87716 99816 43315 75715 631
Total des capitaux propres28 28527 98527 01926 22925 191
Ratios sélectionnés pour KBC Groupe (consolidé)
1TR2026Exercice 2025
Rendement sur capitaux propres
(hors éléments hors exploitation et avec répartition homogène des taxes bancaires et d’assurance sur l’année)2
14%15%
Ratio charges/produits, groupe
- hors éléments hors exploitation et avec répartition homogène des taxes bancaires et d’assurance sur l’année
- hors total des taxes bancaires et d'assurance
44%
41%
46%
41%
Ratio combiné, assurance non vie84%87%
Ratio common equity (CET1), à pleine charge (selon Bâle IV, compromis danois, hors plancher3)14,4%14,9%
Ratio de coût du crédit
- hors réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et récente acquisition de 365.bank
- y compris réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et récente acquisition de 365.bank
0,15%
0,20%
0,13%
0,13%
Ratio de crédits impaired1,8%1,8%
pour les crédits en souffrance depuis plus de 90 jours1,0%0,9%
Ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR)135%138%
Ratio de couverture des liquidités (LCR)159%159%

Analyse du trimestre (1TR2026)

Revenus totaux: 3 225 millions d'euros
+1% par rapport au trimestre précédent et +11% en rythme annuel

Les revenus nets d’intérêts se sont élevés à 1 672 millions d’euros, en hausse de 4% par rapport au trimestre précédent et de 18% par rapport au même trimestre de l’année précédente (hausse de 2% par rapport au trimestre précédent et de 15% par rapport au même trimestre de l’année précédente si l'on exclut l'impact de l'acquisition récente de 365.bank et de Business Lease).

La hausse de 4% par rapport au trimestre précédent s'explique par un résultat de la transformation commerciale plus élevé, une légère hausse des revenus provenant des activités de crédit (grâce à l'effet positif de l'augmentation organique du volume des crédits et des acquisitions récentes, partiellement neutralisé par l'effet négatif de la pression sur les marges et d'un élément exceptionnel en Hongrie), une augmentation des revenus d'intérêts provenant des activités d’Asset/Liability Management, une baisse des coûts liés aux réserves obligatoires minimum détenues auprès de la banque centrale en Bulgarie, une hausse des revenus d'intérêts provenant des dépôts à terme de la clientèle et une augmentation des revenus d'intérêts provenant de la salle des marchés. Ces éléments n'ont été que très partiellement neutralisés par la baisse des intérêts sur obligations liées à l'inflation, l'augmentation des coûts de financement wholesale et un nombre de jours moins important durant le trimestre. La hausse de 18% par rapport au même trimestre de l’année précédente s'explique principalement par un résultat de la transformation commerciale nettement plus élevé, par une hausse des revenus provenant des activités de crédit, par une augmentation des revenus d'intérêts provenant des activités d’Asset/Liability Management, par une baisse des coûts liés aux réserves obligatoires minimum détenues auprès des banques centrales, par une diminution des coûts de financement et par une hausse des revenus d'intérêts provenant de la salle des marchés.

La marge nette d'intérêts pour le trimestre considéré s'est élevée à 2,17%, en hausse de 6 points de base par rapport au trimestre précédent et de 12 points de base par rapport au même trimestre de l’année précédente (soit une hausse de 3 points de base et de 9 points de base, respectivement, si l'on exclut l'impact des acquisitions récentes). À 214 milliards d'euros, le volume des crédits à la clientèle a augmenté de 3% par rapport au trimestre précédent et de 9% par rapport à l'année précédente. Hors acquisitions récentes, le volume des crédits a progressé de manière organique de 2% par rapport au trimestre précédent et de 7% par rapport au même trimestre de l’année précédente, la hausse concernant tous les pays stratégiques. Les dépôts de la clientèle se sont inscrits à 246 milliards d’euros. À première vue, ils ont progressé de 4% en glissement trimestriel et de 7% en glissement annuel. Sur une base organique et abstraction faite des dépôts à court terme volatils et à faible marge dans les filiales étrangères de KBC Bank (motivés par des opportunités de gestion de trésorerie à court terme), les dépôts de la clientèle ont été stables en glissement trimestriel et ont crû de 3% en rythme annuel.

Pour connaître les prévisions relatives aux revenus nets d'intérêts attendus pour l'exercice 2026 et les suivants, veuillez vous référer à la section "Nos prévisions".

Le résultat des services d'assurance (revenus des activités d’assurance avant réassurance - charges des services d'assurance avant réassurance + résultat net des contrats de réassurance détenus; ces deux derniers éléments n’étant pas inclus dans les revenus totaux) s'est établi à 172 millions d'euros, dont 118 millions d’euros pour l'assurance non vie et 54 millions d’euros pour l'assurance vie.

Le résultat des services d'assurance non vie a progressé de 11% par rapport au trimestre précédent, sous l'effet principalement d'une baisse des charges des services d'assurance. Il a progressé de 23% par rapport à l'année précédente, grâce à une progression des revenus des activités d’assurance, partiellement neutralisée par l'augmentation des charges des services d’assurance et la détérioration du résultat de la réassurance. Le résultat des services d'assurance vie a baissé de 10% par rapport au trimestre précédent en raison d'une hausse des charges des services d'assurance, partiellement compensée par l'augmentation des revenus des activités d’assurance. Il a progressé de 18% par rapport au même trimestre un an plus tôt, sous l'effet combiné de la hausse des revenus des activités d’assurance et d'une très légère augmentation des charges des services d'assurance.

Le ratio combiné des activités d'assurance non vie s'élève à un excellent 84% pour le trimestre sous revue, contre 87% pour l'ensemble de l'année 2025. À 850 millions d’euros, les ventes de l’assurance non vie (primes brutes comptables) ont crû de 7% en glissement annuel, avec une croissance dans tous les pays et toutes les grandes branches. Les ventes de produits d'assurance vie se sont élevées à 1 161 millions d'euros, en hausse de 9% par rapport au trimestre précédent, grâce à une forte augmentation des ventes de produits d'assurance vie de la branche 23 (en Belgique), qui a largement compensé la baisse des ventes de produits à taux d'intérêt garanti et de produits hybrides. Les ventes de l'assurance vie ont augmenté de 15% par rapport au même trimestre un an plus tôt, grâce à l'augmentation des ventes de produits d'assurance vie de la branche 23 et à taux d'intérêt garanti. Au total, la part des produits à taux d’intérêt garanti et des produits de la branche 23 dans nos ventes de produits d'assurance vie au cours du trimestre sous revue s'est élevée à 36% et 58%, respectivement, le reste étant constitué de produits hybrides (principalement en Belgique et en République tchèque).

Pour connaître les prévisions relatives aux revenus des activités d’assurance et au ratio combiné pour l'exercice 2026 et les suivants, veuillez vous référer à la section "Nos prévisions".

Les revenus nets de commissions se sont élevés à 729 millions d'euros, en hausse de 1% par rapport au trimestre précédent malgré les turbulences géopolitiques et de 6% par rapport à l'année précédente (baisse de 2% par rapport au trimestre précédent et hausse de 3% par rapport à l'année précédente si l'on exclut l'impact des acquisitions récentes). À noter que l'impact des acquisitions récentes a été largement compensé par le fait que le trimestre précédent avait bénéficié d'un effet de fin d'année positif lié à la performance du fonds de pension tchèque.

La hausse de 1% par rapport au trimestre précédent s'explique principalement par l'augmentation des commissions provenant des services de gestion d’actifs (droits d'entrée), par la hausse des commissions provenant des activités bancaires (hausse des commissions liées au crédit, baisse des commissions de distribution payées pour les produits bancaires, baisse des incitations à la clientèle et hausse des commissions provenant des plateformes de trading de détail (Bolero et Patria), partiellement neutralisées par la baisse des commissions liées aux titres et au réseau ainsi que par la hausse des charges de coupon liées au SRT), ainsi que par la baisse des commissions de distribution pour les produits d'assurance. La hausse de 6% par rapport à l'année précédente s'explique principalement par l'augmentation des commissions provenant des services de gestion d’actifs (commissions de gestion), alors que les commissions provenant des activités bancaires ont légèrement diminué (hausse des commissions de distribution payées pour les produits bancaires et des charges de coupon liées au SRT, et baisse des revenus de réseau, partiellement compensées par la hausse des commissions liées aux paiements et aux titres).

Fin mars 2026, les avoirs en gestion totaux s'élevaient à 295 milliards d'euros, en baisse de 1% par rapport au trimestre précédent, l'effet positif des entrées nettes (+1 point de pourcentage) ayant été neutralisé par la performance négative du marché sur le trimestre (-2 points de pourcentage). La croissance des avoirs en gestion s'est montée à 8% en rythme annuel, les entrées nettes contribuant à hauteur de 4 points de pourcentage et la performance positive du marché sur les 12 derniers mois à hauteur de 4 points de pourcentage.

Les revenus à la juste valeur et liés au trading et les produits et charges financiers de l’assurance sont ressortis à -118 millions d'euros, en baisse de 97 millions d'euros par rapport au trimestre précédent et de 73 millions d'euros en rythme annuel, en raison principalement, dans les deux cas, d'une baisse du résultat des dérivés utilisés à des fins d’Asset/Liability Management et d'une baisse des revenus de la salle des marchés (résultant des turbulences observées sur les marchés en mars 2026).

Les autres éléments de revenu comprennent 11 millions d'euros de revenus de dividendes et 89 millions d'euros d'autres revenus nets (un montant supérieur à la norme pour ce poste, qui est de 50 millions d’euros). Les autres revenus nets du trimestre sous revue incluent, entre autres, la contribution de la récente acquisition de Business Lease ainsi qu'un élément exceptionnel positif en Hongrie.

Charges d'exploitation, hors taxes bancaires et d’assurance: 1 214 millions d'euros
-1% par rapport au trimestre précédent et +10% en rythme annuel

Hors taxes bancaires et d'assurance, les charges d'exploitation se sont élevées à 1 214 millions d'euros au cours du trimestre sous revue, soit une baisse de 1% par rapport au trimestre précédent mais une hausse de 10% en rythme annuel (baisse de 3% par rapport au trimestre précédent et hausse de 7% en glissement annuel si l'on exclut l'impact des acquisitions récentes). La baisse de 1% par rapport au trimestre précédent s'explique principalement par la diminution des charges liées aux ICT, la baisse saisonnière des frais de marketing et professionnels ainsi que la diminution des coûts des installations, partiellement neutralisées par la hausse des coûts de personnel (y compris le bonus exceptionnel accordé aux collaborateurs en raison de l'excellent résultat de 2025), l'augmentation des charges d'amortissement et l'impact des acquisitions récentes. La hausse de 10% en rythme annuel s'explique principalement par l'augmentation des coûts de personnel (y compris le bonus exceptionnel), des charges liées aux ICT, des coûts de marketing, des frais professionnels et des charges d'amortissement, outre l'impact des acquisitions récentes.

Si l'on exclut les effets de change et le bonus pour résultat exceptionnel accordé aux collaborateurs, les charges d’exploitation à périmètre constant, hors taxes bancaires et d'assurance, ont augmenté de 3,7% par rapport à l'année précédente, soit une hausse légèrement supérieure à la croissance organique de 3,4% attendue (en raison de différences de calendrier). Nos prévisions de croissance organique de +3,4% en glissement annuel restent donc valables. Pour connaître les prévisions relatives aux charges d’exploitation pour l'exercice 2026 et les suivants, veuillez vous référer à la section "Nos prévisions".

Les taxes bancaires et d’assurance se sont établies à 549 millions d’euros pour le trimestre sous revue, contre 51 millions d'euros au trimestre précédent, dans la mesure où l’essentiel des taxes bancaires et d’assurance au titre de l'exercice complet est généralement comptabilisé au premier trimestre de l'année. En glissement annuel, les taxes bancaires et d'assurance ont augmenté de 10 millions d'euros, principalement en raison d'une hausse significative de la taxe bancaire et d'assurance nationale en Hongrie (due essentiellement à une taxe exceptionnelle supplémentaire), partiellement neutralisée par une baisse en Belgique (résultant essentiellement d'une diminution de la contribution au système de garantie des dépôts, qui a été partiellement contrebalancée par une hausse des taxes bancaires et d'assurance nationales).

Si l'on exclut certains éléments hors exploitation et après répartition des taxes bancaires et d'assurance de manière homogène sur l'année, le ratio charges/produits s'élève à 44% pour le trimestre sous revue, contre 46% pour l'ensemble de l'année 2025. Abstraction faite de l’intégralité des taxes bancaires et d'assurance, le ratio charges/produits s'est élevé à 41%, soit le même niveau que pour l'exercice 2025 complet.

Réductions de valeur sur crédits: charge nette de 164 millions d’euros
contre une charge nette de 73 millions d'euros au trimestre précédent et une charge nette de 38 millions d'euros au même trimestre un an plus tôt

Les chiffres du trimestre sous revue incluent une charge de réduction de valeur nette sur crédits de 164 millions d'euros, contre une charge nette de 73 millions d'euros au trimestre précédent et de 38 millions d'euros au même trimestre un an plus tôt. Si l'on exclut les acquisitions récentes, les réductions de valeur nettes sur crédits se sont élevées à 154 millions d'euros au cours du trimestre considéré.

La charge de réduction nette de 164 millions d'euros pour le trimestre sous revue comprend:

  • une charge de réduction de valeur de 89 millions d'euros liée au portefeuille de crédits (dont 16 millions d'euros liés à la réduction du déficit de backstop pour les crédits non performants), légèrement supérieure donc aux 76 millions d'euros enregistrés au trimestre précédent;
  • une augmentation de 75 millions d'euros de la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques, liée aux turbulences géopolitiques (voir également la déclaration relative aux risques ci-dessous et la note 3.9 des ‘financial statements’ du rapport trimestriel), contre une reprise de 3 millions d'euros au trimestre précédent. Dans ce contexte, l’encours de la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques s’établissait à 175 millions d’euros à fin mars 2026. À noter que la hausse enregistrée au cours du trimestre sous revue a eu un impact positif de 4 points de base sur le ratio common equity (via une diminution du déficit IRB au sein des fonds propres common equity).

Ainsi, le ratio de coût du crédit s'est établi à 0,15% pour le trimestre sous revue si l'on exclut les variations de la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et la récente acquisition de 365.bank, contre 0,13% pour l'ensemble de l'année 2025. Si l'on inclut la réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et la récente acquisition de 365.bank, le ratio de coût du crédit s'élève à 0,20% pour le premier trimestre 2026. À fin mars 2026, notre portefeuille de crédits total comportait quelque 1,8% de crédits impaired ("niveau 3"), soit une proportion identique à celle observée fin 2025. Les crédits impaired en souffrance depuis plus de 90 jours représentaient 1,0% du portefeuille de crédits, contre 0,9% à fin 2025.

Pour connaître les prévisions relatives au ratio de coût du crédit pour l'exercice 2026 et les suivants, veuillez vous référer à la section "Nos prévisions".

Les réductions de valeur sur des actifs autres que des crédits sont ressorties à 1 million d'euros au cours du trimestre considéré, contre 48 millions d'euros au trimestre précédent et 0 au même trimestre un an plus tôt.

Résultat net par division

Belgique 317 millions d’euros; Rép. tchèque 223 millions d'euros; Marchés internationaux 99 millions d'euros; Centre de groupe -82 millions d'euros

Belgique: à première vue, le résultat net (317 millions d'euros) recule de 53% d'un trimestre à l'autre. Si l'on exclut les taxes bancaires et d'assurance (l'essentiel de ces taxes au titre de l'année entière est traditionnellement comptabilisé au premier trimestre, ce qui déforme la comparaison d’un trimestre à l’autre), le résultat net recule de 11% seulement en glissement trimestriel, sous l'effet combiné des éléments suivants :

  • une légère baisse des revenus totaux (résultant essentiellement d'une diminution des revenus à la juste valeur et liés au trading et des revenus de dividendes, partiellement compensée par la hausse des revenus nets d’intérêts, des revenus des activités d’assurance, des revenus nets de commissions et des autres revenus nets);
  • une diminution du niveau de coûts;
  • l'augmentation des charges des services d’assurance après réassurance;
  • l'augmentation des réductions de valeur (principalement due à l'augmentation de la réserve constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques).

République tchèque: à première vue, le résultat net (223 millions d'euros) recule de 4% d'un trimestre à l'autre. Si l'on exclut les taxes bancaires et d'assurance (l'essentiel de ces taxes au titre de l'année entière étant comptabilisées de manière anticipée au premier trimestre), le résultat net ressort en hausse de 4% en glissement trimestriel, sous l'effet combiné des éléments suivants:

  • la relative stabilité des revenus totaux (principalement due à la hausse des revenus nets d’intérêts, des revenus nets de commissions et des autres revenus nets, neutralisée par la contraction des revenus à la juste valeur et liés au trading);
  • une légère augmentation du niveau de coûts;
  • la baisse des charges des services d’assurance après réassurance;
  • l'augmentation des réductions de valeur (due à l'augmentation de la réserve constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques).

Marchés internationaux: le résultat net de 99 millions d’euros se répartit comme suit: 45 millions d'euros pour la Slovaquie (les acquisitions récentes dans ce pays représentent 12 millions d'euros), -30 millions d'euros pour la Hongrie (le résultat net a subi l'impact négatif de taxes bancaires et d'assurance à hauteur de 215 millions d'euros au premier trimestre 2026, contre 128 millions d'euros au premier trimestre 2025) et 84 millions d'euros pour la Bulgarie. Pour la division dans son ensemble, le résultat net s’inscrit, à première vue, en baisse de 51% par rapport au trimestre précédent. Toutefois, si l'on exclut les taxes bancaires et d'assurance (l'essentiel de ces taxes au titre de l'année entière étant comptabilisées de manière anticipée au premier trimestre et incluant en outre la hausse significative en Hongrie), le résultat net de la division ressort en hausse de 25% en glissement trimestriel, sous l'effet combiné des éléments suivants:

  • la hausse des revenus totaux (principalement due à une augmentation des revenus nets d’intérêts et des autres revenus nets, partiellement compensée par la contraction des revenus à la juste valeur et liés au trading);
  • l’augmentation des coûts;
  • la légère augmentation des charges des services d’assurance après réassurance;
  • la baisse des réductions de valeur (le trimestre précédent avait inclus d'importantes réductions de valeur sur des actifs autres que des crédits).

Centre de groupe: le résultat net (-82 millions d'euros) est devenu moins négatif de 25 millions d'euros par rapport au trimestre précédent, sous l’effet des éléments suivants:

  • la relative stabilité des revenus totaux;
  • une baisse des coûts;
  • une légère baisse des charges des services d’assurance après réassurance;
  • une reprise de réductions de valeur légèrement plus élevée.

Un tableau reprenant les résultats complets est fourni à la section "Additional information" du rapport trimestriel. Une courte analyse des résultats par division est fournie dans la présentation destinée aux analystes (disponible sur www.kbc.com).

* Abstraction faite des taxes d'assurance exceptionnelles en Hongrie, le ratio combiné s’est élevé à 86% pour le premier trimestre 2026 et à 88% pour l'exercice 2025.

Ratios par division sélectionnés
1TR2026Exercice 20251TR2026Exercice 20251TR2026Exercice 2025
Ratio charges/produits
- hors éléments hors exploitation et avec répartition homogène des taxes bancaires et d’assurance sur l’année
- hors total des taxes bancaires et d'assurance
40%
38%
43%
39%
42%
42%
42%
41%
46%
37%
45%
37%
Ratio combiné, assurance non vie85%86%77%87%94%*90%*
Ratio de coût du crédit
- hors réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et récente acquisition de 365.bank
- y compris réserve (ECL et management overlay) constituée au titre des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques et récente acquisition de 365.bank
0,14%
0,19%
0,15%
0,10%
0,13%
0,14%
0,13%
0,07%
0,23%
0,32%
0,16%
0,18%
Ratio de crédits impaired1,8%1,8%1,3%1,3%2,0%1,7%

Solvabilité et liquidité

Ratio common equity de 14,4%, LCR de 159%, NSFR de 135%

À fin mars 2026, le total des capitaux propres s'élevait à 28,3 milliards d'euros (25,7 milliards d'euros de capitaux propres des actionnaires de la société mère, 2,5 milliards d'euros d'instruments additionnels Tier-1 et 0,1 milliard d’euros de participations minoritaires). C’est 0,3 milliard d'euros de plus qu'à fin 2025. Cela s’explique par les effets combinés de:

  • la prise en compte du bénéfice réalisé au premier trimestre 2026 (+0,6 milliard d'euros);
  • la baisse des réserves de réévaluation (-0,3 milliard d'euros);
  • plusieurs autres éléments de moindre importance

Les détails de ces variations sont fournis à la rubrique "Consolidated statement of changes in equity" de la section "Consolidated financial statements" du rapport trimestriel.

Au premier trimestre 2026, les actifs pondérés par le risque ont augmenté de 5,1 milliards d'euros (la moitié étant liée aux récentes acquisitions) pour atteindre 134,5 milliards d'euros.

À fin mars 2026, notre ratio common equity à pleine charge hors plancher (CET1) s'élevait à 14,4%. Ce dernier chiffre inclut un impact de -0,5 point de pourcentage lié aux acquisitions récentes. Si l'on exclut cet impact, notre ratio CET1 est resté stable d'un trimestre à l'autre. À fin mars 2026, KBC Assurances affichait un ratio de solvabilité de 231% en vertu du cadre réglementaire Solvabilité II, contre 227% fin 2025. De plus amples détails sur la solvabilité sont fournis dans la section "Additional information" du rapport trimestriel, sous la rubrique "Solvency".

L’Assemblée générale annuelle des Actionnaires du 7 mai 2026 a approuvé un dividende brut total de 5,1 euros par action au titre de l’exercice 2025. Ce chiffre comprend un dividende intérimaire de 1 euro par action qui a déjà été payé en novembre 2025 et le solde de 4,1 euros par action qui sera payé le 20 mai 2026. En tenant compte du dividende et du coupon additionnel Tier-1, le ratio de distribution s'est élevé à 60% du bénéfice net de 2025.

Notre liquidité s’est également maintenue à un excellent niveau, avec un ratio LCR de 159% et un ratio NSFR de 135%, contre 159% et 138% respectivement à fin 2025, des chiffres nettement supérieurs au minimum réglementaire de 100%.

Événements dans le domaine ESG, déclaration relative aux risques et opinions économiques

Événements dans le domaine ESG

KBC reste fidèle à son engagement de longue date en faveur d'un reporting transparent et de qualité sur les questions de durabilité, conscient qu'une information claire et cohérente demeure essentielle pour une prise de décision éclairée et la bonne réalisation des objectifs de durabilité. Conformément à la directive relative à la publication d’informations en matière de durabilité par les entreprises (CSRD), KBC a publié une nouvelle Déclaration rélative à la durabilité pour l’exercice 2025, faisant partie intégrante de son Rapport annuel. Ces informations obligatoires sont toujours accompagnées d'un ‘Sustainability Report’, publié sur une base volontaire et qui présente de manière plus approfondie notre approche, notre stratégie et nos réalisations sur le plan de la durabilité.

KBC est fier de voir que ses efforts en la matière et sa communication transparente continuent d'être salués par des agences de notation et des organismes de renommée internationale en matière de durabilité, tels que S&P Global, Sustainalytics et le CDP.

KBC a ainsi obtenu récemment, et pour la quatrième année consécutive, l'excellente note "Leadership A" du CDP pour la transparence de son reporting climatique. Le groupe rejoint ainsi le cercle très restreint des entreprises belges (7 seulement) à avoir reçu une note A pour 2025. Par ailleurs, KBC a été, pour la septième année consécutive, incluse dans le "S&P Global Sustainability Yearbook 2026", qui répertorie les entreprises les plus performantes au monde sur le plan de la durabilité. Depuis plusieurs années, l'excellente note ("risque faible") attribuée à KBC par Sustainalytics, l'une des principales agences de recherche et de notation ESG, récompense par ailleurs nos efforts en faveur de l'identification, de la gestion et de l'atténuation des risques de durabilité au moyen de politiques et de processus robustes.

Déclaration relative aux risques

Nos activités étant principalement axées sur la banque, l’assurance et la gestion d’actifs, nous nous exposons à certains risques typiques pour ces domaines financiers tels que, mais sans s’y limiter, le risque de défaut de crédit, le risque de contrepartie, le risque de concentration, les fluctuations des taux d’intérêt, le risque de change, le risque de marché, le risque de liquidité et de financement, le risque d’assurance, l’évolution de la réglementation, le risque opérationnel, les litiges avec les clients, la concurrence d’autres acteurs et de nouveaux opérateurs ainsi que les risques économiques en général. Surveillés de près et gérés par KBC dans un cadre strict, ces risques peuvent toutefois avoir une incidence négative sur la valeur des actifs ou occasionner des charges supplémentaires excédant les prévisions.

À l’heure actuelle, plusieurs grands défis attendent le secteur financier. Ceux-ci découlent principalement des risques géopolitiques, qui ont considérablement augmenté au cours des dernières années (notamment la guerre en Ukraine, les conflits au Moyen-Orient (voir paragraphe suivant), les guerres commerciales attisées par les politiques douanières américaines et, plus généralement, les tensions croissantes entre les États-Unis et l'Europe). Ils entraînent ou sont susceptibles d’entraîner des chocs dans le système économique mondial (par exemple, au niveau du PIB et de l'inflation) et sur les marchés financiers (y compris les taux d'intérêt). Les économies européennes, dont les marchés domestiques de KBC, ne sont pas épargnées, ce qui crée un environnement commercial incertain, y compris pour les institutions financières. Le risque réglementaire et de compliance, lié par exemple aux exigences de capital, à la lutte contre le blanchiment de capitaux, au RGPD et à l'ESG/la durabilité, reste par ailleurs un thème dominant pour le secteur, tout comme le renforcement de la protection du consommateur. La numérisation (tirée par la technologie, y compris l’IA) présente certes des opportunités, mais menace également le modèle d'entreprise des établissements financiers traditionnels. Les risques liés au climat et à l’environnement revêtent par ailleurs une importance croissante. Les cyberrisques sont devenus l’une des principales menaces ces dernières années, pas uniquement pour le secteur financier, mais pour l’ensemble de l’économie. Ceci s'explique notamment par les tensions géopolitiques (cyberattaques commanditées par des États), mais aussi et de plus en plus par le progrès des nouvelles technologies, à l'image des récents développements observés autour de Mythos, le modèle d'IA d'Anthropic capable de détecter des failles logicielles. Bien que les informations disponibles sur la menace Mythos soient limitées, KBC a déjà pris les mesures nécessaires pour renforcer sa vigilance et ses capacités afin de faire face à une augmentation très probable du nombre de failles "zero-day". Enfin, les gouvernements de toute l'Europe prennent des mesures de relance supplémentaires pour soutenir leurs budgets (par le biais d'une augmentation des contributions fiscales du secteur financier), mais aussi leurs citoyens et les entreprises (en plafonnant, par exemple, les taux d'intérêt des crédits ou en plaidant pour des taux d'intérêt plus élevés sur les comptes d'épargne).

Ces derniers mois ont été marqués par un conflit armé opposant les États-Unis, Israël et l'Iran, qui a débuté fin février 2026. Ce conflit a entraîné une instabilité régionale, voire mondiale, qui a perturbé les voies commerciales et les chaînes d'approvisionnement, notamment sur les marchés de l'énergie et plus largement liés aux combustibles fossiles, et provoqué une forte volatilité sur les marchés financiers. Les conditions financières se sont durcies, exerçant parfois des pressions sur les marchés du financement. Les prévisions de croissance économique mondiale et européenne ont ainsi été revues à la baisse, tandis que les anticipations d'inflation ont augmenté. Ce contexte a par ailleurs renforcé l'incertitude quant à la trajectoire future des taux d'intérêt, qui augmentent déjà depuis quelques mois. L'exposition directe de KBC à la région du Moyen-Orient est très limitée. Néanmoins, KBC suit de près l'impact macroéconomique du conflit et ses potentielles répercussions sur le groupe et ses clients, sur le plan tant financier qu'opérationnel, en accordant une attention particulière aux secteurs et contreparties liés à l'énergie et sensibles à l'évolution des prix de l'énergie. Les cybermenaces à caractère géopolitique constituent un autre point d'attention, notamment les menaces accrues visant les grandes entreprises technologiques basées aux États-Unis, qui jouent un rôle important en tant que fournisseurs d'infrastructures numériques essentielles pour le secteur financier, et notamment pour KBC.

Les données relatives à la gestion des risques sont reproduites dans nos rapports annuels, les rapports trimestriels et les Risk Reports, tous disponibles sur le site www.kbc.com.

Notre opinion sur la croissance économique

Le premier trimestre 2026 a été marqué par d'importants risques géopolitiques et une incertitude extrême (Groenland, Venezuela, regain d'incertitude concernant les droits de douane et, plus récemment, guerre en Iran). Le choc énergétique causé par ce nouveau conflit a particulièrement affecté l'économie européenne, qui est importatrice d'énergie.

Au premier trimestre, l'activité économique américaine a progressé de 0,5% (en termes non annualisés), contre 0,1% au quatrième trimestre 2025 (sous l'effet notamment de la fermeture partielle des services gouvernementaux). Dans l'ensemble, toutefois, le marché du travail et les investissements des entreprises tiennent bon.

Dans la zone euro, la croissance économique (0,1% au premier trimestre) a fléchi par rapport au quatrième trimestre de l'année passée (0,2%). Dans nos pays stratégiques (Belgique, République tchèque, Hongrie, Slovaquie et Bulgarie), elle est ressortie à 0,2%, 0,2%, 0,8%, 0,0% (est.) et 0,6% (est.), respectivement. Dans l'ensemble, la croissance dans la zone euro et sur nos marchés stratégiques devrait rester assez faible en 2026 compte tenu de l'incertitude économique et de l'environnement géopolitique actuels.

Notre opinion sur les taux d'intérêt et les taux de change

Dans la zone euro, l'inflation globale et l'inflation de base se sont élevées à respectivement 3% et 2,2% en avril. La contribution du secteur de l'énergie à la hausse de l'inflation a été particulièrement marquée. Compte tenu de la grande incertitude qui règne quant à l'ampleur et à la durée du choc des prix de l'énergie, la BCE a maintenu son taux de dépôt à 2% lors de sa réunion de politique monétaire d'avril. À ce stade, il est difficile de savoir dans quelle mesure la BCE prendra des mesures face au choc des prix de l'énergie, si tant est qu'elle réagisse.

La Fed a elle aussi laissé son taux directeur inchangé, à 3,625%, lors de sa réunion d'avril. Elle devrait maintenir son taux directeur à ce niveau légèrement restrictif jusqu'à la fin de l'année 2026.

Depuis le début du premier trimestre, les rendements allemands et américains à 10 ans ont dans l'ensemble progressé de 15 points de base environ, le spread se maintenant à un niveau stable. Après un début de trimestre marqué par un léger recul des rendements obligataires, ceux-ci subissent des pressions à la hausse depuis le début de la guerre en Iran.

Depuis mai 2025, la Banque nationale tchèque (CNB) maintient son taux directeur inchangé, à 3,50%. La banque centrale devrait s’en tenir à cette politique de taux légèrement restrictive pendant un certain temps afin de maîtriser le risque sous-jacent de hausse de l'inflation. Grâce au soutien apporté par les taux d'intérêt et au processus global de convergence de l'économie nationale, la couronne tchèque devrait selon nous continuer de s'apprécier par rapport à l'euro au cours des prochains trimestres.

En février 2026, la Banque centrale hongroise a abaissé son taux directeur à 6,25%. Nous attendons la prochaine baisse de taux vers la fin de l'année 2026. La politique monétaire conservera un biais restrictif pendant un certain temps dans l’optique de maîtriser l'inflation. Le forint hongrois s'est sensiblement apprécié après les élections législatives d'avril, profitant d'un regain de confiance sur les marchés.

Nos prévisions

Prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2026 (telles que fournies avec les résultats du 4TR2025)

* Ce montant n'inclut pas encore le bonus pour résultat exceptionnel de 23 millions d'euros accordé aux collaborateurs, car celui-ci devait encore être approuvé lors de l'AGA du 7 mai 2026.

Prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2026*
Sur une base organiqueSur une base all-in
Revenus totauxau moins +6,8% en glissement annuelau moins +9,9% en glissement annuel
Revenus nets d’intérêtsau moins 6 500 millions d'eurosau moins 6 725 millions d'euros
Croissance organique des volumes de prêtsenviron +5,0% en glissement annuel
Revenus des activités d’assurance (avant réassurance)au moins +7,5% en glissement annuelau moins +7,5% en glissement annuel
Charges d'exploitation (hors taxes bancaires et d’assurance)en dessous de +3,4% en glissement annuelen dessous de +7,7% en glissement annuel*
Ratio charges/produits (hors taxes bancaires et d'assurance, mais y compris les commissions d'assurance versées)env. 40%
Ratio combiné, assurance non vieen dessous de 91%en dessous de 91%
Ratio de coût du créditbien en dessous de 25-30 points de basebien en dessous de 25-30 points de base
Prévisions à moyen et long terme (telles que fournies avec les résultats du 4TR2025, y compris les effets de change et les opérations de fusion et d'acquisition conclues, c'est-à-dire 365.bank et Business Lease)
Prévisions pour l'ensemble de l'exercice 2028
Sur une base all-in
Revenus totauxCAGR (2025-2028): au moins +7,7%
Revenus nets d’intérêtsCAGR (2025-2028): au moins +8,6%
Revenus des activités d’assurance (avant réassurance)CAGR (2025-2028): au moins +7,5%
Charges d'exploitation (hors taxes bancaires et d’assurance)en CAGR (2025-2028): en dessous de +4,3%
Ratio charges/produits (hors taxes bancaires et d'assurance, mais y compris les commissions d'assurance versées)en dessous de 38%
Ratio combiné, assurance non vieen dessous de 91%
Ratio de coût du créditbien en dessous de 25-30 points de base
Politique en matière de dividendes et d'affectation du capital (telle que fournie avec les résultats du 1TR2025)
  • Politique en matière de dividendes:
    • Ratio de distribution (y compris coupon AT1) compris entre 50% et 65% du bénéfice consolidé de l'exercice comptable
    • Dividende intérimaire de 1 euro par action versé en novembre de chaque exercice comptable en tant qu'acompte sur le dividende total
  • Politique en matière d'affectation du capital:
    • Nous avons pour ambition de rester l'un des établissements financiers les mieux capitalisés d'Europe
    • Chaque année (au moment de l’annonce des résultats de l’exercice complet), le Conseil d'administration décidera, à sa discrétion, de l'affectation du capital. La poursuite de la croissance organique et les fusions et acquisitions constitueront les priorités
    • Nous ciblons un ratio common equity à pleine charge hors plancher de 13% minimum
    • Nous remplirons les catégories AT1 et Tier-2 au sein de l’exigence P2R et utiliserons le SRT (Significant Risk Transfer ou "transfert significatif de risque") dans le cadre du programme d'optimisation des actifs pondérés par le risque

Prochains événements et références

Agenda
Dividende:date de détachement du coupon: 18 mai 2026, date d’enregistrement: 19 mai 2026, date de paiement: 20 mai 2026
Publication des résultats du 2TR2026:6 août 2026
Publication des résultats du 3TR2026:12 novembre 2026
Autres événements:www.kbc.com / Investor Relations / Financial calendar
Informations complémentaires sur le trimestre sous revue
Rapport trimestriel:www.kbc.com / Investor Relations / Rapports
Présentation de l'entreprise:www.kbc.com / Investor Relations / Présentations

Kurt De Baenst
Investor Relations, KBC Groupe
+ 32 472 50 04 27 – kurt.debaenst@kbc.be

Katleen Dewaele
Directeur Communication Corporate / Porte-parole
KBC Groupe
+ 32 475 78 08 66 – katleen.dewaele@kbc.be

KBC Groupe SA – Avenue du Port 2 – 1080 Bruxelles

Les communiqués de presse de KBC sont disponibles sur le site www.kbc.com ou peuvent être obtenus en envoyant un courriel à pressofficekbc@kbc.be

* Ce communiqué contient des informations soumises à la réglementation sur la transparence des entreprises cotées en Bourse.

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